Thibaut Octave | Shooting au Leica SL pour le Tranoï 2017

"Le Leica SL est d’une très grande polyvalence et le compagnon idéal pour ce genre de séance. On peut complètement lâcher sa créativité sans crainte que le matériel ne suive pas. "

Publié le 2. octobre 2017 avec Leica SL

La Fashion Week est l’événement parisien par excellence. Pendant quelques semaines par an, le gratin de la mode se presse dans nos rues et le cœur de la capitale bat au rythme des catwalks.

Cette année j’ai la chance de pouvoir travailler avec Leica sur cet événement et de jouer avec le Leica SL. À l’occasion d’une commande j’avais déjà pu tester la bête pendant quelques jours l’année dernière dans les Alpes.

Cette fois-ci, la mission n’est pas de photographier de beaux paysages enneigés mais le minois des mannequins de la planète mode.

Les photos présentées ici ont été faites au Salon Tranoi pendant lequel des créateurs viennent montrer leur talent aux acheteurs les plus exigeants. Comme cette année la Corée du Sud est à l’honneur, c’est tout naturellement que j’ai photographié la mannequin coréenne Ana H. Kim au travers de 7 looks.

Nous avons également dû jouer avec une contrainte de terrain : un seul lieu utilisable pour 7 tenues. Nous renouveler aller être un peu compliqué car nous ne pouvions pas forcément nous échapper de la cour et que j’ai une aversion pour les murs unis. Comme en condition de salon, il faut que les vêtements soient impeccables pour les acheteurs potentiels ou nous allions devoir faire autrement. Heureusement, nous avons parfois pu nous échapper.

En tant que photographe on capture un moment, une émotion. Ce qui est excitant c’est ce qui est vrai. Travailler avec un mannequin est toujours particulier car on ne sait pas comment va réagir la personne face à l’appareil et face à nous. Je crois sincèrement au lien qui unie deux êtres. C’était notre première fois avec Ana. Nous n’avons pas mis longtemps à nous apprivoiser et à savoir ce dont l’autre avait besoin pour avancer. Quelques mots échangés : tu fais quoi, tu viens d’où, tu travailles sur quoi en ce moment, quelques blagues et le tour était joué.

En fait, un shooting c’est comme une relation amoureuse. On se séduit, on s’approche, on s’éloigne, on se tourne autour pour découvrir l’autre et ses facettes. On se plie en quatre, parfois on se met à terre, on observe tout pour capturer le meilleur de cet individu qui nous était jusqu’alors inconnu.

Les tenues s’enchaînent, toutes différentes : vêtements oversize, tunique angélique, chaussures résolument punk, outfit Beetlejuice rencontre Madonna par Jean-Paul Gaultier, du très chic au très casual, tout y passe. Plus de 3h à shooter et à mettre à l’épreuve les qualités du Leica SL.

Le boîtier permet une grande flexibilité et une rapidité totale d’accès au menu. Une fois paramétré selon notre volonté le SL va vite, très vite. On choisit ce que l’on veut faire d’un clic ou deux, on ne perd pas de temps dans la recherche. Simple et efficace. Pas de doute, on est bien chez Leica.

Je suis plutôt habitué et adepte des focales fixes, mais le Vario-Elmarit 24-90 mm f/2,8-4 est une bombe sans nom ! Cet objectif est ultra polyvalent et autorise le photographe à aller chercher tout ce qu’il veut sur son sujet. L’autofocus est incroyablement vif et couplé avec le déclenchement rapide ou intermédiaire et la poursuite dynamique cela permet de faire marcher, sauter, virevolter le modèle sans craindre de rater une seule image.

Cet appareil est d’une très grande polyvalence et le compagnon idéal pour ce genre de séance. On peut complètement lâcher sa créativité sans crainte que le matériel ne suive pas.

J’ai particulièrement aimé shooter les différentes tenues et mettre en exergue les qualités des vêtements. Jouer avec Ana et voir qu’elle incarnait complètement les personnages qui portaient les habits fut un vrai plaisir. Tantôt punk, bobo chic ou girl next door nous étions libres de nous amuser. Je me suis fait une nouvelle amie lors de ce shooting, quelqu’un de joyeux à l’esprit vif. C’est pourquoi j’ai pu avoir quelques photos où elle sourit.

Je sais que l’on n’autorise que très peu les mannequins à sourire. Les raisons varient, mais personnellement j’aime voir les gens rire sur les photos. Je trouve ça tellement plus beau quand je vois que la personne sourit sur les photos. On a envie d’être avec elle, d’être proche. J’ai eu envie d’ajouter aux photos très « cadrées » du shoot des moments où elle rit.

Être photographe c’est surtout partager la vie des personnes qui croisent notre route. Que ça soit dans un shooting de mode, dans la rue ou lors d’un voyage, nos photos sont des vecteurs d’émotion. Elles racontent des histoires, les nôtres.

Biographie – Thibaut Octave

Après 6 ans en tant que cadreur monteur pour la télé et 7 ans en tant que planneur stratégique en agence de communication, Thibaut a décidé de revenir il y a environ 2 ans à son premier amour : la photographie.

À l’âge de 10 ans il a appris la photo avec un appareil argentique que son père avait acheté à un de ses amis. Il n’a jamais lâché l’argentique et a d’ailleurs une petite dizaine d’appareils chez lui qu’il utilise régulièrement. Quand il est revenu à la photo c’est Leica qui lui a tendu la main.

Curieux, il s’amuse à photographier tout ce qui lui passe devant les yeux. L’individu et sa beauté sont des sujets d’inspiration constant. Photos de mode, d’architecture, de gastronomie, de portrait, tout l’inspire. Il aime l’aspect documentaire et brut de la photographie et aime à observer comment l’Homme trouve sa place dans un monde coincé entre une esthétisation extrême du quotidien et la recherche de l’authenticité.

Curieux et voyageur c’est équipé de son M240 qu’il entreprend de partir aux 4 coins du monde pour découvrir la place de la religion dans l’humanité. Sujet de société à part entière, il souhaite découvrir pourquoi certains croient ou ont besoin de croire et comment la religion intervient ou non dans le cœur des Hommes.