L'Irlande vue par Thibaut Octave

Publié le 1. février 2018 avec Leica S
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Je suis parti en mission en Irlande il y a quelques mois pour un client. Avec moi j’avais le Leica S et le 45 mm Elmarit-S f/2.8 ASPH (CS).

Comme j’allais photographier des paysages avec des effets de matières importants j’avais besoin d’avoir un capteur comme celui du S capable de capturer beaucoup de détails sans pour autant dénaturer totalement ce que je voyais.

 

 

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Lors de ma mission j’en ai profité pour aller faire une randonnée du côté de Howth à quelques kilomètres de Dublin. La petite cité balnéaire accueille régulièrement les touristes et Dublinois qui souhaitent s’échapper de la capitale. Certes, le bord de mer est joli, mais ce sont les collines autour qui font toute la beauté de Howth. Il y a des bois profonds où aucune lumière ne passe et des coins de plage où les formations rocheuses sont absolument renversantes. L’Irlande est bien connue pour ces formations (notamment celles de la Chaussée de Géants) et le Leica S est idéal pour restituer les couleurs et matières.

 

 

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J’ai passé ma matinée en forêt hors des sentiers battus afin de découvrir la végétation de ce coin de l’île d’émeraude. Comme on peut s’y attendre la végétation est luxuriante. Les arbres arborent des couleurs hallucinantes tout au long de l’année mais en automne il s’avère que l’on peut profiter d’une large variété de teintes.

 

 

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C’est là où le Leica S s’affirme comme l’appareil à avoir avec soi pour de telles excursions. La dynamique dans l’image est totale et l’on bénéficie d’une grande latitude si on souhaite retoucher les images en post-production. C’est un réel avantage lorsque l’on est à f/2.8 et qu’on souhaite garder des ISO bas afin de ne pas charger l’image en bruit ; en post-production on récupère des détails fins et une belle palette chromatique.

 

 

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La nature irlandaise est très surprenante et les bois de Howth sont évidemment remplis de magnifiques surprises. Ci-dessus, cette branche fait partie d’un arbre présent dans la forêt depuis la préhistoire.

 

 

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On retrouve également des curiosités comme ces visages que l’on dirait sculptés dans l’écorce des arbres. Il s’agit en fait de trous faits par de petits animaux présents dans l’arbre.

 

 

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Si certains apparaissent biscornus c’est qu’ils cherchent la lumière, mais il y a aussi une autre raison : les Irlandais ayant été envahis par beaucoup de peuples des pays voisins qui étaient des navigateurs il s’avère que l’on repère dans la forêt des plantes ou des arbres qui ne viennent pas du tout d’Irlande. Certains ne devraient même pas être en mesure de pousser sur l’île, mais ils ont réussi au fil des siècles à s’acclimater.

 

 

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Lorsque l’on sort de la forêt on se retrouve directement nez à nez avec Dublin. Le temps irlandais étant de nature incertaine il n’est pas rare d’avoir des ciels assez incroyables sans avoir à mettre l’appareil sur pied et à faire une pause longue. Ici on voir clairement le ciel lourd de pluie qui menace Dublin alors que celle-ci se trouve en plein milieu un joli puit de lumière.

 

 

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Ce que j’ai trouvé frappant également avec le Leica S c’est la clarté des photos. Grâce au capteur de ce moyen format (37,5M de pixels) on se retrouve projeter dans l’image dès la prise de vue. On a l’impression que l’on peut toucher l’eau du bout des doigts ou que la roche se trouve tout près de nous.

 

 

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De même, on peut véritablement s’approcher de ce que l’on cherche à capturer en post-production. Sur cette photo j’étais à environ 5 km de distance au 45 mm et en zoomant dans mon image en post-production je peux clairement voir les fameuses cheminées de Dublin sans perdre en définition, contraste, luminosité, etc.

 

 

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C’est quand je suis arrivé sur la partie rocheuse de Howth que j’ai véritablement pris la mesure de la technologie du Leica S. La dynamique du capteur permet de capturer l’intégralité des nuances du paysage sans perdre aucune information.  Ici, la roche ressort nettement, de même que l’écume des vagues qui s’écrasent contre elles, où la mer et ses nuances de formations et couleurs ; on peut se régaler avec le ciel et ses nuances de gris.

 

 

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Pour la petite histoire ces roches sont Précambrienne, cela veut dire qu’elle date de la création de notre planète jusqu’à il y a 541 millions d’années. On se sent tout petit face à la capacité de résilience de la nature.

 

 

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Certains coins sont absolument fabuleux de par leur histoire comme ci-dessus où la piscine naturelle, que l’on voit coincée entre les rochers avant la mer, est en fait celle où se baignait la Reine d’Angleterre.

 

 

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Certains lieux ne sont accessibles que par l’escalade des parois rocheuses. Ainsi, cette grotte est littéralement plongée sous l’eau à marée haute et on ne peut y accéder qu’en faisant un peu d’escalade. Le point de vue sur la mer est unique.

 

 

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Avant de revenir à Howth on s’arrête pour regarder le phare qui guette les navires. Ce lieu fut le théâtre d’une grande bataille en Irlande que les habitants du coin aiment bien raconter. Il n’est pas difficile d’imaginer toutes les histoires qui vivent encore sur cette île et qui font fonctionner l’imagination des petits et des grands.

Biographie – Thibaut Octave

Après 6 ans en tant que cadreur monteur pour la télé et 7 ans en tant que planneur stratégique en agence de communication, Thibaut a décidé de revenir il y a environ 2 ans à son premier amour : la photographie.

À l’âge de 10 ans il a appris la photo avec un appareil argentique que son père avait acheté à un de ses amis. Il n’a jamais lâché l’argentique et a d’ailleurs une petite dizaine d’appareils chez lui qu’il utilise régulièrement. Quand il est revenu à la photo c’est Leica qui lui a tendu la main.

Curieux, il s’amuse à photographier tout ce qui lui passe devant les yeux. L’individu et sa beauté sont des sujets d’inspiration constant. Photos de mode, d’architecture, de gastronomie, de portrait, tout l’inspire. Il aime l’aspect documentaire et brut de la photographie et aime à observer comment l’Homme trouve sa place dans un monde coincé entre une esthétisation extrême du quotidien et la recherche de l’authenticité.

Curieux et voyageur c’est équipé de son M240 qu’il entreprend de partir aux 4 coins du monde pour découvrir la place de la religion dans l’humanité. Sujet de société à part entière, il souhaite découvrir pourquoi certains croient ou ont besoin de croire et comment la religion intervient ou non dans le cœur des Hommes.

 

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